Condition d’éligibilité

Les zones industrielles genevoises sont réservées en priorité aux activités productives: industrie, artisanat, laboratoires, logistique, construction. Le RZIAM, adopté en 2023, précise les conditions d’éligibilité et encadre la place des activités annexes et des services.

Deux types de zones

Le canton distingue deux régimes de zones dédiées aux activités économiques.

Les zones industrielles et artisanales (ZIA) et zones de développement industriel et artisanal (ZDIA) accueillent en priorité les activités productives, y compris celles qui génèrent des nuisances (bruit, vibrations, flux logistiques) et ne peuvent trouver place ailleurs dans le canton. Elles constituent le cœur historique du dispositif genevois.

Les zones de développement d’activités mixtes (ZDAM) sont pensées pour la cohabitation entre production et tissu urbain. Elles réservent au minimum 60 % de leurs surfaces aux activités secondaires, le reste pouvant accueillir des activités tertiaires compatibles.

Cette distinction structure toute la logique d’éligibilité: un projet est toujours apprécié au regard de la zone qu’il cible.

Un cadre clarifié depuis 2023

Le RZIAM — Règlement sur les zones industrielles et d’activités mixtes — est entré en vigueur en 2023. Il remplace le RAZIDI (2013) et actualise le cadre réglementaire pour tenir compte des transformations de l’économie productive depuis les années 2010.

Fruit d’une large concertation avec les faîtières économiques et les services de l’État, le RZIAM poursuit trois objectifs: clarifier les notions d’activité industrielle et artisanale; encadrer la place des activités annexes et des services dans les zones; sécuriser les décisions d’implantation pour les entreprises comme pour les autorités.

Il est complété par la pratique administrative de la FTI, qui précise les modalités d’appréciation au cas par cas.

Qui est admissible à titre principal?

Le RZIAM énumère les activités admissibles à titre principal en zone industrielle et artisanale:

Production et transformation de biens matériels par des processus techniques ou technologiques de masse.

Recherche et développement requérant des processus industriels ou destinés à la production.

Laboratoires dans les domaines des sciences de la vie (biologie, médecine, pharmaceutique, y compris salles blanches ou à température contrôlée).

Activités du secteur de la construction.

Entreposage et logistique,

Activités de gestion et valorisation des déchets.

Industrie numérique, sous certaines conditions spécifiques (nouveauté introduite par le RZIAM)

Activités artisanales: production, transformation, réparation ou valorisation de biens matériels par moyens manuels ou techniques.

Activités annexes

Une entreprise industrielle contemporaine intègre naturellement des bureaux administratifs, une fonction commerciale (showroom, surface de vente), une recherche et développement, une administration. Une manufacture horlogère, un laboratoire pharmaceutique, une entreprise de haute technologie consacrent une part significative de leurs surfaces à des activités qui ne sont pas de la fabrication au sens strict.

Le RZIAM reconnaît ce fait par la notion d’activités annexes. Sont admissibles, dans la bonne proportion et rattachées à une activité principale conforme:

Les bureaux administratifs (comptabilité, RH, direction, ventes).

Les surfaces de vente et d’exposition (showroom, magasin d’usine).

Les combinaisons des deux.

Ces activités doivent accompagner une production, non la remplacer. Une entreprise qui prétendrait s’installer en zone industrielle avec 80 % de bureaux et 20 % de production ne serait pas éligible; une entreprise industrielle dont la fonction commerciale et administrative représente 30 % des surfaces, oui.

Services à la zone

Les zones industrielles génèrent des besoins que leurs occupants doivent pouvoir satisfaire sur place: se restaurer, garder ses enfants, faire du sport, recourir à quelques services de proximité. Le RZIAM admet à titre dérogatoire les activités utiles aux utilisateurs de la zone — salariés, clients, fournisseurs — dès lors qu’elles apportent un confort réel et réduisent les déplacements.

À l’inverse, sont refusés les services superflus, redondants avec l’offre déjà présente dans la zone, ou dupliquant une offre disponible immédiatement à proximité.

Comment s’installer en zone industrielle?

Vérifier son éligibilité au regard du RZIAM. La Fondation reste à disposition pour toute question.

Constituer un dossier décrivant l’activité, les processus, les surfaces envisagées, les besoins en équipements. La confidentialité des informations couvertes par le secret des affaires est garantie.

Engager le processus d’autorisation de construire si le projet implique des travaux, une modification d’affectation ou une dérogation. Le parcours complet — cadre territorial, équipements, interlocuteurs — est détaillé sur la page Construire en zone industrielle.

Un projet d’installation en zone industrielle?

Un premier échange avec la FTI permet de vérifier l’éligibilité au regard du RZIAM et d’anticiper les points d’attention avant tout dépôt de dossier.

À télécharger

  • Bases légales

    Règlement sur les zones industrielles et d’activités mixtes (RZIAM)

    23/05/2023 – PDF – 137 Ko

Zones industrielles

58 zones industrielles et artisanales. 711 hectares. 2.5% du territoire cantonal. 64’000 emplois.

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