Questions fréquentes
Les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la FTI, les zones industrielles et les démarches pour s’y implanter, s’y développer ou s’y relocaliser.
Comprendre la FTI
Qu’est-ce que la FTI?
La FTI (Fondation pour les terrains industriels de Genève) est une institution cantonale de droit public créée en 1960. Elle a pour mission d’aménager, gérer et transformer les zones industrielles et artisanales du canton — 58 zones réparties sur 711 hectares — au service du tissu productif genevois.
La Fondation
Quel est le rôle de la FTI?
La FTI préserve, organise et fait évoluer les zones industrielles genevoises. Concrètement, elle acquiert et gère les terrains, réalise les équipements collectifs (voiries, réseaux, infrastructures), octroie des droits de superficie aux entreprises, préavise les projets d’implantation, accompagne les mutations urbaines (PAV notamment) et pilote la transformation des zones en écoParcs. Elle joue aussi un rôle de médiation entre l’État, les communes, les entreprises et les propriétaires, au service d’un tissu productif fort et durable.
Nos missions
Quel est le statut juridique de la FTI?
La FTI est une fondation autonome, placée sous l’autorité du Conseil d’État et du Grand Conseil, mais dotée d’une gouvernance propre, d’un budget indépendant et d’une capacité d’action foncière. Elle applique la stratégie économique cantonale sans être un service de l’administration: elle en est un opérateur spécialisé, avec la souplesse d’une fondation et les obligations d’une institution publique.
Comment la FTI est-elle financée?
La FTI est autofinancée. Elle ne perçoit pas de subvention cantonale ordinaire. Ses ressources proviennent de trois sources principales: les rentes des droits de superficie octroyés sur ses terrains, la taxe d’équipement perçue sur les autorisations de construire en zone de développement, et la gestion de son parc bâti (loyers, gérance). Elle assume elle-même l’entretien et le développement de son patrimoine.
Comment sont prises les décisions à la FTI?
Les orientations stratégiques sont adoptées par le Conseil de fondation: vingt membres représentant l’État, les communes, les partis politiques et les personnalités qualifiées. Le Bureau (six membres) assure le suivi opérationnel entre les séances plénières, et le Comité d’audit (deux membres) veille à la conformité de la gestion financière. La direction générale met en œuvre les décisions au quotidien.
Gouvernance
Comment la FTI innove-t-elle?
Face à des besoins émergents — pénurie de surfaces adaptées, projets coopératifs, exigences environnementales renforcées —, la FTI conçoit des dispositifs sur mesure. Trois exemples récents: la première coopérative industrielle d’utilité publique de Suisse (COOFIFI, aux Cherpines), la mise au concours d’un droit de superficie (Twin Park à Bois-Brûlé, 2025), et la refonte du RZIAM pour intégrer l’industrie numérique. L’agilité juridique et opérationnelle est une des marques de fabrique de la Fondation.
Les zones industrielles à Genève
Combien y a-t-il de zones industrielles à Genève?
Le canton compte 58 zones industrielles et artisanales, réparties sur environ 711 hectares, soit près de 3 % du territoire cantonal. Ces zones sont principalement situées en périphérie (Meyrin, Satigny, Vernier, Plan-les-Ouates, Carouge, Lancy) et concentrent une part significative des activités productives du canton.
Les zones industrielles
Combien d’entreprises y travaillent?
Les zones industrielles genevoises accueillent environ 64'000 emplois dans 3'400 établissements
Quels types d’activités sont présents dans ces zones?
Les zones industrielles regroupent des activités très variées: industrie horlogère et de précision, chimie et pharmaceutique, agroalimentaire, construction, logistique, gestion des déchets, recherche et développement, industrie numérique, ateliers artisanaux. Une majorité d’établissements sont des PME et des PMI.
Qui est propriétaire de ces terrains?
La propriété est partagée entre plusieurs acteurs. La FTI est propriétaire ou superficiante d’un tiers des terrains, notamment dans les zones qu’elle a aménagées. D’autres périmètres sont détenus par des communes, des propriétaires privés ou d’autres fondations publiques (comme la Fondation PAV pour le secteur Praille-Acacias-Vernets). La FTI joue un rôle de coordination sur l’ensemble.
Peut-on visiter une zone industrielle?
Certaines zones industrielles sont ouvertes au public dans le cadre d’événements dédiés. L’écoParc du Bois-de-Bay (ZIBAY, Satigny) propose ainsi trois parcours de découverte qui présentent l’écologie industrielle sur le terrain, en collaboration avec plusieurs entreprises. D’autres visites peuvent être organisées ponctuellement à l’occasion de portes ouvertes ou de manifestations professionnelles.
Site de ZIBAY ÉCOPARC
Les services aux entreprises
Mon activité peut-elle s’installer en zone industrielle?
L’éligibilité dépend de la nature de votre activité et de la zone visée. Les activités industrielles, artisanales, de recherche, de laboratoire, de logistique et de construction sont admissibles à titre principal. Certaines activités tertiaires (bureaux, showroom, services à la zone) peuvent l’être à titre annexe ou dérogatoire. Le RZIAM, entré en vigueur en 2023, précise les règles.
Conditions d’éligibilité
Quelle est la différence entre ZIA, ZDIA et ZDAM?
Les ZIA (zones industrielles et artisanales) et les ZDIA (zones de développement industriel et artisanal) sont dédiées en priorité aux activités productives, y compris à nuisances. Les ZDAM (zones de développement d’activités mixtes) permettent la cohabitation entre production et services, avec un minimum de 60 % de surfaces réservées aux activités secondaires.
Cadre légal
Puis-je installer des bureaux administratifs en zone industrielle?
Oui, à condition qu’ils accompagnent une activité productive principale. Une entreprise industrielle peut consacrer une part de ses surfaces à ses bureaux administratifs, sa R&D, son showroom; c’est ce que le RZIAM appelle «activités annexes dans la bonne proportion». En revanche, une activité de bureau autonome, sans lien avec une production, n’est pas éligible en ZIA ou ZDIA.
Conditions d’éligibilité
Comment trouver une surface disponible en zone industrielle?
Deux voies principales. Vous pouvez consulter directement les annonces publiées sur le site de la FTI, qui rassemble les biens disponibles dans les zones: locaux, terrains, ateliers, bureaux. Vous pouvez aussi déposer une demande de recherche: la FTI examine pendant six mois l’offre disponible et vous prévient dès qu’un bien correspond à vos besoins.
Biens immobiliers
Comment fonctionne le service de recherche de locaux de la FTI?
Il est gratuit et ouvert à toutes les entreprises industrielles et artisanales du canton. Vous décrivez vos besoins (surfaces, équipements, localisation, calendrier). L’équipe de la FTI explore l’ensemble de l’offre — biens FTI, régies partenaires, propriétaires privés — et vous met en relation dès qu’un objet correspond à votre projet. La démarche vise l’implantation, l’agrandissement ou la relocalisation.
Demande de recherche de locaux
Comment publier mon bien sur la plateforme FTI?
La publication est ouverte aux régies, aux propriétaires bailleurs, aux développeurs immobiliers et aux locataires souhaitant remettre leur bail. Il vous suffit d’ouvrir un compte régie sur le site de la FTI et de renseigner votre bien: type de surface, superficie, localisation, prix, conditions. Vos annonces sont ensuite visibles par les entreprises qui consultent la plateforme et celles qui ont déposé une demande de recherche.
Biens immobiliers
Les partenaires de la FTI
Avec qui travaille la FTI?
Préserver, organiser et faire évoluer les zones industrielles ne se fait pas seul. Une zone est un écosystème où interviennent l’État, les communes, les entreprises, les propriétaires, les régies, les faîtières économiques, les fondations partenaires. La FTI construit son action en dialogue avec chacun d’eux. C’est une des conditions de sa légitimité et de son efficacité.
Qui sont les principaux partenaires de la FTI?
Ils se répartissent en cinq cercles: les services de l’État (département de l’économie et de l’emploi, département du territoire, offices concernés), les communes accueillant des zones industrielles, les propriétaires et régies, les faîtières économiques (FER-Genève, CCIG, OPI, associations d’entreprises), et les fondations et institutions partenaires (Fondation PAV, SIG, Genie.ch, HEG et hautes écoles).
Partenaires
Quel est le rôle des commissions écoParc dans le partenariat?
Les commissions écoParc sont l’instance la plus aboutie du partenariat de terrain. Elles rassemblent, sur chaque périmètre concerné, les entreprises, la commune, les services de l’État et la FTI. Ancrées dans l’article 7B de la LZIAM, elles traitent les enjeux à l’échelle de la zone — mobilité, énergie, aménagements, écologie industrielle — plutôt qu’entreprise par entreprise.
Grand dossier: les écoParcs
Le Conseil de fondation est-il un lieu de partenariat?
Oui — c’est même sa nature première. Les vingt membres du Conseil représentent quatre cercles d’acteurs (État, communes, partis politiques, personnalités qualifiées), ce qui fait du partenariat une caractéristique inscrite dans la gouvernance elle-même de la FTI. Ce n’est pas un dispositif à activer, c’est un principe de fonctionnement.
Gouvernance
Les écoParcs
Qu’est-ce qu’un écoParc?
Un écoParc est une zone d’activités transformée selon un modèle plus durable, intégrant cinq piliers: une gouvernance participative, une stratégie d’implantation mixte, la mutualisation des ressources, la qualité de vie et des constructions à faible impact environnemental. Le concept a été lancé par la FTI en 2015 sur trois zones pilotes (ZIPLO, ZIBAY, ZIRIAN).
Grand dossier: les écoParcs
Toute zone deviendra-t-elle un écoParc?
C’est probable. Fin 2026, 65 % de la superficie des zones industrielles genevoises est déjà couverte par une commission écoParc. Le déploiement se poursuit au rythme des besoins et de la maturité de chaque périmètre. Une zone qui n’est pas encore concernée peut le devenir à moyen terme.
Comment fonctionne une commission écoParc?
Chaque commission rassemble plusieurs fois par an les entreprises, la commune, les services de l’État et la FTI d’un même périmètre. Elle traite les enjeux collectifs de la zone — mobilité, énergie, aménagements partagés, gestion des déchets — plutôt qu’entreprise par entreprise. Ancrée dans l’article 7B de la LZIAM, elle a une base légale reconnue.
L’économie
Quel est le poids économique des zones industrielles genevoises?
Les zones industrielles pèsent environ 16 % du PIB cantonal, avec 64'000 emplois répartis dans 3'400 entreprises, sur un canton dont l’économie est majoritairement tertiaire. Ce sont des espaces à forte intensité productive, qui accueillent une part significative de l’industrie horlogère, chimique, pharmaceutique et logistique du bassin genevois.
Le tissu productif genevois recule-t-il?
À l’échelle du canton, la tertiarisation est une tendance de fond depuis des décennies. Mais les zones industrielles résistent bien: le nombre d’emplois et d’entreprises y reste stable, et certains secteurs (Pétroliers, PAV élargi) affichent une densité productive exceptionnelle. La vigilance porte moins sur le recul quantitatif que sur la préservation des surfaces adaptées, sous pression foncière.
Qu’est-ce que l’Observatoire de la FTI?
L’Observatoire est le socle de données et de connaissance que la FTI met à disposition sur le tissu productif genevois. Il regroupe deux outils interactifs — l’annuaire des entreprises et le guichet cartographique — ainsi que des études territoriales sur des périmètres stratégiques (Pétroliers, PAV). L’ensemble vise à éclairer les décisions publiques et privées.
Les données de l’Observatoire sont-elles publiques?
Les outils et études sont librement accessibles en ligne. Les données individuelles d’entreprises sont limitées à celles déjà publiques (raison sociale, activité, adresse). Les études territoriales (Pétroliers, PAV) peuvent être consultées ou téléchargées depuis la page de l’Observatoire.
Observatoire de la FTI